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Petites Affiches du 26 Aout 2010Published on Sep 3, 2010Annonces Legales Ventes aux encheres tableaux Synoptique Actualites Juridiques, economique et culturelleLes Petites Affiches

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1 Je remercie Marie Brossier ainsi que les diffĂ©rentes personnes qui ont relu ce texte, notamment le ... 1Les fils de chefs restent assez mal connus des historiens du SĂ©nĂ©gal. Certes, il existe des travaux sur les derniĂšres annĂ©es de la chefferie en Afrique occidentale française. A. Keese 2010 montre que, malgrĂ© les changements consĂ©cutifs Ă  la fin de l’indigĂ©nat, un certain nombre de chefs sont parvenus Ă  maintenir leur pouvoir dans cette derniĂšre pĂ©riode et Ă  s’adapter. Par ailleurs, d’autres travaux ont montrĂ© la prĂ©sence de fils de chefs dans le champ politique d’autres espaces de l’ancien empire colonial français Soriano 2016. En revanche, dans le cas du SĂ©nĂ©gal, on connaĂźt moins la diversitĂ© des trajectoires de ces hĂ©ritiers dont les formes d’exercice du pouvoir ont disparu. En restituant une sĂ©rie d’entretiens menĂ©s avec certains de ces fils, dĂ©sormais trĂšs ĂągĂ©s, on souhaite contribuer Ă  une meilleure comprĂ©hension de la chefferie coloniale en tant qu’institution. À cette fin, on reprendra les principes de J. Lagroye 1997 selon lesquels comprendre une institution implique aussi de se pencher sur les rĂŽles que tiennent ceux qui y occupent des positions. En Ă©tudiant ces prises de rĂŽles, on se penchera sur la question de l’hĂ©ritage politique. Dans le cadre de ce numĂ©ro sur la politique en Afrique comme affaire de famille, la question de la transmission filiale des positions politiques est posĂ©e en abordant la question de l’hĂ©ritage de deux maniĂšres. En premier lieu, les chefs de canton peuvent ĂȘtre conçus comme un groupe social et professionnel, auquel l’accĂšs est fortement contrĂŽlĂ© et institutionnalisĂ©, et dont l’activitĂ© s’apprend de diverses maniĂšres. C’est donc d’abord l’apprentissage du mĂ©tier, puis ses usages, qui nous intĂ©ressent. Par ailleurs, il est possible de s’interroger sur les trajectoires des individus qui, en apprenant le mĂ©tier de chef, ont endossĂ© un statut d’hĂ©ritier ou s’en sont parfois au contraire dĂ©tournĂ©s. Dans ce cadre, la notion de carriĂšre permet de restituer la dimension processuelle des engagements, de rendre compte des dĂ©fections, et de prendre des distances avec les reconstructions rĂ©trospectives Darmon 2008 ; Fillieule 2001. 2 Sur la question des reconversions de dispositions » dans de nouveaux secteurs, voir Pagis 2014 ... 2Ainsi, on s’intĂ©ressera, d’une part, au phĂ©nomĂšne, dĂ©jĂ  bien documentĂ©, de l’hĂ©rĂ©ditĂ© en politique Bantigny & BaubĂ©rot 2011 ; Parodi & Patriat 1992, en dĂ©finissant l’hĂ©ritage comme une activitĂ© impliquant l’intĂ©riorisation d’un rĂŽle et en l’observant sous l’angle de l’articulation des socialisations primaires et professionnelles Darmon et al. 2018. D’autre part, les questions de l’hĂ©rĂ©ditĂ© en politique et de la transmission dans un contexte de changement historique et de disparition de la fonction normalement hĂ©ritĂ©e mĂ©ritent d’ĂȘtre soulevĂ©es. En effet, les fils de chefs interrogĂ©s dans le cadre de ce travail appartiennent Ă  une gĂ©nĂ©ration qui a Ă©tĂ© contrainte de se reconvertir du fait de la suppression de la chefferie cantonale en 1959. En cela, une question importante est celle des consĂ©quences biographiques de l’indĂ©pendance chez ces intermĂ©diaires du pouvoir colonial. Ainsi, comment ces fils de chefs sont-ils parvenus ou pas Ă  se reclasser et, parfois, Ă  se qualifier politiquement aprĂšs cette rĂ©forme, et comment ont-ils reconverti2 leurs hĂ©ritages et leurs dispositions acquises avant l’indĂ©pendance Bourdieu 1978 ? 3Une premiĂšre partie de l’article sert Ă  montrer comment on apprend Ă  devenir fils de chef puis chef de canton dans les annĂ©es 1950. Les dispositions au commandement s’acquiĂšrent au sein d’institutions coloniales spĂ©cialisĂ©es l’école des fils de chefs, mais aussi sur le tas » et en famille. Une deuxiĂšme partie s’intĂ©resse au temps plus court de l’accĂšs aux fonctions de chefs, en observant comment ces hĂ©ritiers se sont confrontĂ©s Ă  un dispositif Ă©lectoral inĂ©dit, et en prenant aussi en compte les Ă©checs et les dĂ©fections. En dernier lieu, la fin de la chefferie et ses perceptions seront abordĂ©es, en se demandant ce qu’il reste malgrĂ© tout de celle-ci aprĂšs 1959. Les divers reclassements des anciens fils de chefs permettent Ă  la fois de saisir la pluralitĂ© des dimensions de la chefferie cantonale et d’entrevoir des socialisations secondaires liĂ©es aux nouvelles expĂ©riences amenĂ©es par la formation du SĂ©nĂ©gal indĂ©pendant. MĂ©thodologie 3 Tous les enquĂȘtĂ©s ne se conforment cependant pas en permanence au rĂŽle de doyen » que l’on pourr ... 4D’un point de vue mĂ©thodologique, cet article repose sur le croisement entre des entretiens semi-directifs et des archives coloniales Archives nationales du SĂ©nĂ©gal fonds 11D et 13G, Archives rĂ©gionales de Dakar fonds I, Centre des archives diplomatiques de Nantes fonds 183PO collectĂ©s entre 2016 et 2018. Le grand Ăąge des enquĂȘtĂ©s et la distance des souvenirs modĂšlent forcĂ©ment les conditions des entretiens. Par ailleurs, leurs discours ont parfois tendance Ă  euphĂ©miser la dimension coercitive de leur ancien travail et Ă  tenter de lĂ©gitimer leurs anciens modes de domination. Leurs mĂ©moires sont orientĂ©es par leurs appartenances familiales, par des mises en rĂ©cits locales et par les rĂ©cits coloniaux. Dans ce cadre, on peut aussi noter la dimension socialement diffĂ©renciĂ©e des rapports au passĂ©, en particulier chez les familles des classes dominantes Billaud et al. 2015 les enquĂȘtĂ©s sont souvent perçus dans leur entourage et se prĂ©sentent parfois eux-mĂȘmes comme des gardiens de la tradition » et d’une certaine histoire du SĂ©nĂ©gal3. À l’opposĂ©, les sources coloniales possĂšdent leurs propres lacunes et leurs propres registres de vĂ©ritĂ©. Pour autant, le croisement des sources archivistiques et des entretiens se rĂ©vĂšle fructueux. La rĂ©fĂ©rence directe aux archives en cours d’entretien conduit Ă  de nouvelles lectures de celles-ci, Ă  des associations d’idĂ©es imprĂ©vues et permet au besoin d’apporter des contradictions. Tableau 1. — PrĂ©sentation des enquĂȘtĂ©s Nom AccĂšs Ă  la chefferie Canton Lieu de l’entretien Agne Chef de canton Ă©lu NguĂ©nar Nord Diourbel Wane Non haut fonctionnaire Laaw oriental Dakar Wane Non enseignant Laaw oriental Dakar B. Fall Chef de canton Ă©lu Diet Salao Diourbel S. Fall Chef adjoint Nianing NguĂ©khokh Ndiaye Chef de canton nommĂ© Pass-Bakhal Pikine Diouf Chef adjoint NgayokhĂšme Fatick BĂą Non Ă©chec Ă  l’élection Nioro-du-Rip Dakar Carte 1. — Localisation des cantons Ă©voquĂ©s dans l’article Carte dessinĂ©e par Tidiane Sene parue dans C. Becker 2007 10. Les cantons en gris correspondent aux cantons des enquĂȘtĂ©s et Ă©tudiĂ©s dans cet article. 4 Joost Van Vollenhoven, Circulaire au sujet de l’administration des cercles », 1er novembre 1917. ... 5 Jules BrĂ©viĂ©, Circulaire sur l’administration indigĂšne », 27 septembre 1932, publiĂ© dans Circula ... 6 Archives nationales du SĂ©nĂ©gal ANS, Circulaire du 2 octobre 1957. 5Ces enquĂȘtĂ©s sont issus d’espaces gĂ©ographiques qui renvoient Ă  des histoires locales trĂšs distinctes, notamment du point de vue de la conquĂȘte puis de l’exploitation Ă©conomique. Ainsi, de nombreuses disparitĂ©s rĂ©gionales tenant, par exemple, Ă  la force et Ă  l’anciennetĂ© de la prĂ©sence française peuvent inflĂ©chir les positions de chefs de canton. NĂ©anmoins, on peut retracer les bases de l’institutionnalisation de la chefferie qui a servi de cadre commun Ă  leurs histoires familiales. Comme le notent V. Foucher et É. Smith 2011 34, la chefferie africaine Ă©merge selon diffĂ©rentes modalitĂ©s, entre invention par l’administration coloniale de pouvoirs “traditionnels” nouveaux et co-productions entre administrateurs coloniaux et Ă©lites aristocratiques africaines ». La genĂšse de la chefferie coloniale sĂ©nĂ©galaise renvoie en premier lieu Ă  la conquĂȘte militaire du pays. AprĂšs celle-ci, la question de la lĂ©gitimitĂ© de leurs auxiliaires reste une question centrale pour les agents de l’État colonial qui portent des regards diffĂ©renciĂ©s sur les dynasties de chefs en passe de se former. En 1917, le gouverneur Van Vollenhoven pose l’autoritĂ© naturelle » comme critĂšre de dĂ©signation des chefs4. Si, dans les faits, les conditions de leur lĂ©gitimitĂ© sont variĂ©es, les chefs sont nommĂ©s par le gouverneur, en lien avec le commandant de cercle, Ă  la suite de procĂ©dures de consultation des administrĂ©s plus ou moins Ă©tendues. La circulaire BrĂ©viĂ© de 1932 appelle Ă  respecter le privilĂšge des familles spĂ©cialement dĂ©signĂ©es au commandement par la tradition »5. La dimension Ă©lective de la chefferie est rĂ©affirmĂ©e en 1947 et un collĂšge Ă©lectoral restreint est instituĂ©. Les enquĂȘtĂ©s, pour leur part, ont surtout Ă©tĂ© directement touchĂ©s par la rĂ©forme de 1957, qui Ă©largit fortement ce collĂšge Ă©lectoral coutumier » et met en place le vote par bulletin secret. Le ministre de l’IntĂ©rieur du gouvernement sĂ©nĂ©galais Valdiodio N’Diaye parle alors d’une dĂ©mocratisation de la chefferie »6. Toutefois, selon l’arrĂȘtĂ© du 20 mars 1957, tout candidat doit ĂȘtre d’une famille soit de souche ancienne, soit qui s’est fixĂ©e depuis au moins deux gĂ©nĂ©rations dans le ressort de la chefferie ou de la circonscription administrative ». Cette rĂ©forme transforme les conditions d’accĂšs au statut de chef de canton. Politiquement, ces annĂ©es 1950, durant lesquelles les enquĂȘtĂ©s sont devenus adultes, sont marquĂ©es par les effets de la loi Lamine GuĂšye de 1946 supprimant le rĂ©gime de l’indigĂ©nat et par la rivalitĂ© entre la Section française de l’Internationale ouvriĂšre sfio, le parti de Lamine GuĂšye, et le bds Bloc dĂ©mocratique sĂ©nĂ©galais, puis Bloc populaire sĂ©nĂ©galais [bps] en 1956, issu d’une scission datant de 1948 et incarnĂ© notamment par LĂ©opold SĂ©dar Senghor et Mamadou Dia. Les partis s’emparent de la question de la chefferie et, finalement, celle-ci est supprimĂ©e dĂ©finitivement avec l’indĂ©pendance pour l’échelon cantonal Zucarelli 1973. 6Dans l’historiographie du SĂ©nĂ©gal, le chef de canton est connu d’abord en tant qu’intermĂ©diaire du pouvoir colonial. D. Cruise O’Brien Cruise O’Brien et al. 2002 22 Ă©crit par exemple Il Ă©tait un sous-tyran dont les excĂšs ne pouvaient ĂȘtre rĂ©primĂ©s que par l’intervention occasionnelle des tyrans supĂ©rieurs. » Dans cet article, on cherchera Ă  souligner en contrepoint la diversitĂ© des conceptions du rĂŽle de chef et des subjectivitĂ©s de ceux qui en ont tenu le rĂŽle. En prĂ©sentant les regards que les fils de chefs interrogĂ©s portent sur eux-mĂȘmes, sur la chefferie et sur leurs histoires familiales, on cherchera Ă  savoir par quels processus le statut d’hĂ©ritier de la chefferie cantonale s’est constituĂ© et reconfigurĂ© au cours des annĂ©es 1950, Ă  rebours de la suppression de celle-ci. On dĂ©crira comment les diffĂ©rentes Ă©tapes objectives des parcours des enquĂȘtĂ©s ainsi que les transformations de leurs perceptions subjectives de celles-ci expliquent en partie leur adhĂ©sion ou leur rejet du rĂŽle de chef et de l’hĂ©ritage familial. On montrera aussi que c’est l’attention Ă  la pluralitĂ© des socialisations au rĂŽle de chef et de fils de chef qui permet de comprendre les conversions ultĂ©rieures des dispositions prĂ©cĂ©demment acquises. Apprendre le mĂ©tier de chef de canton dans les annĂ©es 1950 7Durant toute la pĂ©riode coloniale, diffĂ©rents acteurs concourent Ă  prĂ©dire, sĂ©lectionner ou rĂ©guler les destins de futurs chefs par la voie familiale. De maniĂšres diffĂ©rentes, les enquĂȘtĂ©s ont tous Ă©tĂ© pris dans ces dispositifs qui tendent Ă  faire d’eux des fils de chef », avant de peut-ĂȘtre devenir des chefs. Ces socialisations tendent Ă  produire des dispositions au commandement qui, comme on le verra, ont pu ĂȘtre rĂ©investies mĂȘme aprĂšs la fin de la chefferie cantonale. 7 J. Schmitz 2009, par exemple, montre comment certains Wane ont formĂ© une dynastie administrati ... 8 Un de ses bulletins de notes de chef adjoint, rempli par ses soins, permet d’observer comment il p ... 8Selon les rĂšgles coloniales, la chefferie cantonale a une dimension familiale forte. Si, dans les faits, tous les accĂšs Ă  la chefferie ne sont pas dĂ©terminĂ©s par des liens de parentĂ©, la chefferie coloniale donne tout de mĂȘme lieu Ă  la formation de dynasties7. Par leurs rĂ©cits, les enquĂȘtĂ©s s’inscrivent dans une lignĂ©e, et naturalisent l’ancien pouvoir familial en le renvoyant Ă  une forme d’aristocratie, voire en le biologisant. En entretien, B. N. BĂą tableau 1 mentionne ainsi qu’il est nĂ© le jour oĂč son pĂšre est devenu chef de canton. S. Fall dit Ă  propos du rapport de son pĂšre au commandement Il a ça dans le sang. On a ça dans le sang. Il a hĂ©ritĂ©. Moi aussi je l’ai hĂ©ritĂ©. Parce que pour nous, nos aĂŻeuls, ils Ă©taient les grands chefs traditionnels de ce pays. » Cette dĂ©claration passe toutefois sous silence l’accĂšs relativement rĂ©cent de ses ancĂȘtres aux positions de commandement, qui s’explique en partie par des alliances avec les Français8. 9 Concernant son pĂšre, Baila Birane Wane, voir Ba 1971. 10 École coranique. 11 ÉlĂšve de l’école coranique. 9Plusieurs enquĂȘtĂ©s tendent Ă  rapidement convoquer une histoire guerriĂšre remontant finalement Ă  une Ă  deux gĂ©nĂ©rations lorsqu’ils Ă©voquent leur passĂ© familial. Ils se rapportent Ă  une histoire de la chefferie plus ancienne, qui ne correspond pas Ă  celle qu’eux ont exercĂ©e. Ainsi, A. B. Wane tableau 1, qui est originaire du Laaw, Ă©voque son pĂšre en trois mots le livre, la daba et le fusil » le livre fait rĂ©fĂ©rence au Coran et la daba est un instrument aratoire9. S’ils ne s’assimilent pas directement Ă  ce passĂ© guerrier, plusieurs enquĂȘtĂ©s s’attribuent des qualitĂ©s liĂ©es Ă  la masculinitĂ© et au combat, comme le courage. De maniĂšre similaire, l’orgueil est prĂ©sentĂ© comme une disposition presque innĂ©e. Ainsi, Abel Kader Agne tableau 1 se remĂ©more Ma mĂšre a dit que si je grandissais comme fils de chef avec la tradition, parce que dans le SĂ©nĂ©gal, je suis la seule personne pour qui sur le plan paternel tous mes ancĂȘtres ont rĂ©gnĂ©, sur le plan maternel, tous mes oncles ont rĂ©gnĂ©. Donc elle dit ce garçon-lĂ , s’il grandit dans cette atmosphĂšre il sera orgueilleux. Elle m’amĂšne donc dans le Daara10. » Cette Ă©ducation austĂšre fait nĂ©anmoins partie d’une forme d’ethos ascĂ©tique qu’il a su mobiliser Ă  son profit plus tard, puisqu’il se souvient en riant d’avoir dĂ©clarĂ© Ă  des administrĂ©s qu’il avait volĂ© la nourriture d’un cheval dans leur village pour se nourrir Ă  l’époque oĂč il Ă©tait talibĂ©11. 10Ce dernier exemple reflĂšte bien l’ambivalence de ces souvenirs. Certains enquĂȘtĂ©s relĂšvent la dimension ordinaire de leur enfance, mais cette insistance est aussi parfois une maniĂšre de manifester une forme de proximitĂ© avec le peuple », alors qu’une forme d’exceptionnalitĂ© demeure malgrĂ© tout. A. B. Wane, par exemple, affirme qu’il refusait les faveurs et apprĂ©ciait de manger la mĂȘme nourriture que ses camarades d’ñge, mais d’autres souvenirs tĂ©moignent de son statut particulier, comme celui de son instituteur Quelques fois, il venait me prendre, on se promenait ensemble sur les collines, il me disait “Abdul, quand tu seras chef, tu feras ceci, tu feras cela.” Ça m’est toujours restĂ© », ou de certains camarades de classe Un de mes camarades avait pris une scie, et il voulait me couper la tĂȘte. Il [le maĂźtre] lui a demandĂ© pourquoi, il a dit qu’il voulait savoir si on blesse un fils de chef, qu’est-ce que ça va nous coĂ»ter ? » 12 Au SĂ©nĂ©gal, les enfants sont parfois Ă©levĂ©s dans leur famille Ă©tendue ou confiĂ©s Ă  d’autres person ... 11Bien que fils de chefs », les enquĂȘtĂ©s n’ont pas toujours grandi directement auprĂšs de leurs pĂšres, certains les ont mĂȘme trĂšs peu connus12. Les personnes significatives pour eux peuvent aussi ĂȘtre des oncles ou des tuteurs. Ainsi, A. M. Ndiaye, qui vient de la rĂ©gion de LinguĂšre, a d’abord grandi au contact du chef Amadou Moctar Wane le demi-frĂšre de son pĂšre, et le pĂšre de B. Wane qui l’a Ă©levĂ© dans le Fouta oĂč il est allĂ© Ă  l’école, puis auprĂšs de son pĂšre lorsque celui-ci lui a fait quitter le collĂšge afin de venir le seconder. De la mĂȘme maniĂšre, aprĂšs ĂȘtre tombĂ© malade, B. Wane a interrompu sa scolaritĂ© et habitĂ© chez son oncle qui lui a par la suite balancĂ© » une partie de son canton il Ă©tait vieillissant et, selon lui, il n'avait pas assez confiance en son fils aĂźnĂ© pour lui lĂ©guer la chefferie. C’est par cette pratique et par des fonctions d’adjoints officielles ou non plus ou moins prĂ©coces que les enquĂȘtĂ©s ont gĂ©nĂ©ralement fait l’acquisition des savoir-faire de chefs. Pour autant, les activitĂ©s qui se cachent derriĂšre ce travail d’assistant sont variables. Ainsi, C. N. Diouf a Ă©tĂ© chef adjoint auprĂšs de son pĂšre alors chef dans le canton de NgayokhĂšme. NĂ©anmoins, il a gardĂ© trĂšs peu de souvenirs de l’exercice de la chefferie et se souvient surtout de l’avoir aidĂ© dans ses travaux des champs. 13 Comme pour le cas d’un Ă©lĂšve ne voulant pas rĂ©aliser son stage, par exemple. 14 Centre des Archives diplomatiques de Nantes CADN, 15 Rapport politique de la colonie du SĂ©nĂ©gal pour l’annĂ©e 1941 par le 1er Bureau des Affaires Politi ... 16 Ibid. 12Depuis 1856, avec des intermittences Bouche 1974, il existe une institution coloniale totalement dĂ©diĂ©e Ă  la production de fils de chefs l’école des fils de chefs de Saint-Louis. Lorsque Agne, BĂą et A. B. Wane l’intĂšgrent, l’école des fils de chefs a subi un certain nombre de rĂ©formes, d’abord en 1939, puis pendant le rĂ©gime de Vichy. Les Ă©tudes sont gratuites et l’entrĂ©e se fait sur un concours oĂč la gĂ©nĂ©alogie des candidats est examinĂ©e. À partir de 1941, la formation inclut un stage pratique en Ă©cole d’agriculture et un stage en cercle, tous deux obligatoires ; le gouverneur d’alors prĂ©cise dans une note Nous ferons au besoin, en des cas particuliers13, intervenir les pĂšres de ces Ă©lĂšves pour Ă©viter que les droits hĂ©rĂ©ditaires soient compris par le manque de rĂ©flexion d’un jeune homme »14. L’école tente de maintenir le lien entre familles et fils, malgrĂ© la distance gĂ©ographique. L’inspecteur des affaires administratives a pour tĂąche au cours de ses tournĂ©es d’établir une liaison permanente »15 entre le pĂšre et le fils en donnant des nouvelles des Ă©lĂšves aux parents et vice-versa. Les Ă©lĂšves ont l’obligation de servir l’administration française pendant au moins cinq ans aprĂšs leur sortie de l’école. Ici aussi, cette obligation peut passer par l’autoritĂ© du pĂšre ou du tuteur pour prĂ©venir les Ă©lĂšves contre leur inconsistance native »16. Dans l’esprit des rĂ©formateurs, il est important de mettre nettement “le fils de chef” [
] face Ă  sa future carriĂšre » et de lui rappeler rĂ©guliĂšrement que leur hĂ©rĂ©ditĂ© leur fait un devoir ». 13Pour autant, cette institution ne produit pas des effets uniformes sur ses Ă©lĂšves. B. N. BĂą insiste sur la connaissance du peuple qu’il a acquise Ă  l’école comment gĂ©rer les gens » et qu’il exprime ainsi Tout ça, c’est Ă  apprendre, parce que si vous gĂ©rez un canton, vous gĂ©rez plusieurs esprits, donc il faut savoir connaĂźtre les gens, et comment les traiter aussi. Parce que si vous les traitez tous de la mĂȘme sorte, vous pouvez avoir des surprises
 Oui, parce que les caractĂšres ne sont pas les mĂȘmes, les habitudes ne sont pas les mĂȘmes, et mĂȘme il y a des diffĂ©rences de race. 17 Paysan en wolof. Le terme peut avoir un sens dĂ©prĂ©ciatif. 14Cette mise Ă  distance des administrĂ©s et cet usage d’un vocabulaire colonial, plus de cinquante ans aprĂšs les faits, tĂ©moignent de l’incorporation de cet enseignement. Les enquĂȘtĂ©s passĂ©s par l’école restent marquĂ©s par le double rĂ©gime qui y Ă©tait Ă©tabli si l’école Ă©tait fusionnĂ©e avec le LycĂ©e Blanchot, les fils de chefs avaient un rĂ©gime spĂ©cial fait de nombreuses distinctions. Abdel Kader Agne, qui y a Ă©tĂ© formĂ© de ses 25 Ă  29 ans, raconte avec une pointe de plaisir les distinctions symboliques vis-Ă -vis de ceux qu’il nomme les badolos »17 ou les fils de peuple » Nous on avait un habillement de chef [des vĂȘtements en tartan et une chĂ©chia], eux ils avaient un habillement primaire [des blouses et des culottes] nous avions de grands lits, ils avaient de petits lits. [
] On se regardait en chiens de faĂŻence. On se sentait franchement supĂ©rieurs. Quand les gens faisaient des discours, ils disaient fils de chefs et fils de peuple ». 15NĂ©anmoins, comme pour n’importe quel enseignement, il ne faut pas y voir un processus linĂ©aire. Ce rĂ©gime spĂ©cial et cette maniĂšre de rendre sensibles leurs positions ont aussi pu ĂȘtre vĂ©cus sur le registre de la contrainte. Par ailleurs, les archives permettent de constater que les dĂ©fections sont rĂ©guliĂšres, et c’est ce qui est arrivĂ© Ă  A. B. Wane qui a quittĂ© l’école en quatriĂšme annĂ©e pour une formation d’instituteur au Soudan. Ses souvenirs ne sont plus bien clairs Ă  ce sujet, mais il se rappelle avoir Ă©tĂ© en conflit avec les encadrants de l’école. 16Le passage par l’école des fils de chefs relĂšve, sans doute pour partie, de logiques familiales et de stratĂ©gies Ă©ducatives. JĂ©zĂ©quel 2003, par exemple, a montrĂ© que la scolarisation des enfants de chefs peut s’expliquer par une volontĂ© de chevauchement des sources de lĂ©gitimation, comme parfois par une forme de redevabilitĂ© Ă  l’administration de la part de familles Ă  l’ascension plus rĂ©cente. NĂ©anmoins, Ă  la sortie de l’école des fils de chefs, les parcours des fils passĂ©s par celle-ci ou ayant appris le mĂ©tier auprĂšs de membres de leur famille peuvent se ressembler. L’accĂšs Ă  la chefferie Ă©tant trĂšs concurrentiel, la majoritĂ© des enquĂȘtĂ©s travaillent pour l’État en attendant une hypothĂ©tique place. Ainsi, Ă  sa sortie de l’école, Agne a notamment Ă©tĂ© secrĂ©taire de tribunal auprĂšs du chef Ely Manel Fall Ă  Diourbel ce qui, d’aprĂšs lui, lui aurait permis de connaĂźtre pas mal de tours » qui lui ont Ă©tĂ© utiles pour gouverner par la suite. Ce type de remarque permet d’ailleurs de saisir que l’apprentissage de la chefferie n’est pas seulement celui des attentes des administrateurs coloniaux ou des pratiques officielles des chefs. Dans leurs rĂ©cits, les enquĂȘtĂ©s mettent Ă©galement en avant des savoirs transmis, de maniĂšre plus tacite, par des membres de leur famille. Ils insistent notamment sur l’importance de savoir trier les demandes de l’État colonial afin de ne pas ĂȘtre dĂ©bordĂ©s par des ordres qui se rĂ©vĂ©leraient irrĂ©alisables dans les faits. Agne ou Fall valorisent Ă©galement des techniques de gouvernement proches de la ruse et se plaisent Ă  raconter, presque sur le ton de la farce, les coups qui leur ont permis de piĂ©ger des ennemis ou des administrĂ©s rĂ©calcitrants. On peut renvoyer ici aux remarques de Muriel Darmon Darmon et al. 2018 115-121, pour qui les formations professionnelles formelles et informelles, leurs croisements et leurs contradictions devraient ĂȘtre davantage Ă©tudiĂ©s. 17On le voit, les dispositifs coloniaux de sĂ©lection des chefs modĂšlent pour partie les reprĂ©sentations de la filiation en cours Ă  l’époque. Par ailleurs, les enquĂȘtĂ©s ont tous Ă©tĂ© confrontĂ©s Ă  divers apprentissages qui ont fait d’eux des fils de chefs ». Seulement, les aspirations qui en sont nĂ©es ont eu la particularitĂ© de se concrĂ©tiser Ă  la fin des annĂ©es 1950, Ă  une pĂ©riode oĂč la chefferie se dĂ©litait. Devenir ou pas chef de canton 18 On retrouve lĂ  un Ă©cho aux observations formulĂ©es par J. Lagroye 2002 sur l’ajustement spontan ... 19 ANS 20 Le terme Bourba » Ă©voque notamment Alboury Ndiaye, qui est l’une des grandes figures de la rĂ©sis ... 21 ANS 18On l’a dit, les enquĂȘtĂ©s ont accĂ©dĂ© Ă  la chefferie selon des modalitĂ©s diverses. Cependant, qu’ils soient nommĂ©s ou Ă©lus, ces accĂšs aux positions de pouvoir dĂ©pendent de logiques et de mobilisations familiales souvent fortes. A. M. Ndiaye minimise sa volontĂ© Ça m’est tombĂ© sur la tĂȘte »18. Les archives du cercle de LinguĂšre permettent, en revanche, de comprendre que sa nomination est malgrĂ© tout due aux efforts combinĂ©s de son pĂšre, Sidy Alboury Ndiaye, et de l’administration locale. Sidy Alboury Ndiaye a eu une longue carriĂšre de chef dans diffĂ©rents cantons, avant d’arriver dans le Pass-Bakhal. En 1944, l’administrateur Riquier observe, qu’aux yeux des autres chefs, il reprĂ©sente en quelque sorte le Bourba »19, soit le chef de ce qui Ă©tait autrefois le royaume du Dyolof20. En 1957, le commandant de cercle J. ClĂ©ment note Ă  son sujet Il m’a dit en substance mes ancĂȘtres ont commandĂ© tout ce pays le SĂ©nĂ©gal, ce qui n’est pas sans appeler de sĂ©rieuses rĂ©serves, mes pĂšres commandaient tout le Djoloff, il ne me reste que ce misĂ©rable canton, qu’on m’y laisse au moins agir Ă  ma guise »21. Au fur et Ă  mesure des annĂ©es, les administrateurs locaux tentent de pronostiquer la maniĂšre dont s’effectuera la succession. Ainsi, l’un d’eux commente 22 Ibid. Plus gĂ©nĂ©ralement, les rĂ©fĂ©rences aux nombreux fils Ă©voquent ce que P. Bourdieu 1994 appel ... La prĂ©occupation majeure de cet homme vieillissant est d’assurer au moins le canton du Pass-Backal, tenu pour son fief personnel, Ă  un de ses fils. Tout y tend la campagne pour placer son frĂšre Ă  Yang-Yang, celle pour assurer LinguĂšre Ă  un de ses neveux, les allusions Ă  sa dĂ©mission sitĂŽt un de ses fils en place. Il ne s’en cache donc pas et il y a un an au moins qu’il rĂ©clame, arguant de sa santĂ©, la nomination d’un de ses fils comme adjoint pour lui laisser le canton au moment de sa retraite22. 19Dans ce cas-ci, on constate combien la mobilisation de Sidy Alboury Ndiaye vise avant tout Ă  garder le canton dans la famille. L’accĂšs d’A. M. Ndiaye Ă  la chefferie est lui, en revanche, beaucoup plus contingent et l’hĂ©ritage est finalement peu individualisĂ© comme le fait remarquer P. Bourdieu 1994 35, Le “sujet” de la plupart des stratĂ©gies de reproduction est la famille agissant comme une sorte de sujet collectif et non comme un simple agrĂ©gat d’individus. » 20Travailler sur cette gĂ©nĂ©ration des derniers chefs sans prendre en compte ceux qui n’ont pas accĂ©dĂ© Ă  la chefferie conduit Ă  un biais qui empĂȘche de voir le dĂ©classement des fils de chefs entrĂ©s en concurrence avec des membres de leur famille, ainsi que les dĂ©fections. C’est le cas par exemple de B. Wane tableau 1, qui explique avoir renoncĂ© Ă  la chefferie que lui destinait son oncle aprĂšs avoir vu l’exemple d’un cousin scolarisĂ© venu en vacances dans le canton Je lui ai faussĂ© compagnie. Parce que j’ai vu que le baccalaurĂ©at Ă  l’époque avait une rĂ©putation extraordinaire. Il y avait dans ma famille mĂȘme des gens moins ĂągĂ©s que moi qui avaient le bac, ça m’a troublĂ©. Je suis parti [
]. L’oncle, subjectivement, nous Ă©tions trĂšs liĂ©s, je l’ai trahi, quand je faisais les impĂŽts, je lui ai Ă©crit une gentille lettre et je suis parti Ă  Podor. Je lui ai pas dit. Mais il sentait que j’étais pas bien. Je n’étais pas bien, ce n’était pas mon mĂ©tier. Il m’était arrivĂ© aussi de lui dire, en gros, que les indĂ©pendances allaient venir. Parce que j’avais fait certaines lectures, Richard Wright, je sais pas si vous connaissez, j’avais lu aussi Anouilh, Jean-Paul Sartre, Camus
 Je commençais dĂ©jĂ  Ă  avoir des idĂ©es de libertĂ© et d’émancipation. Et je savais que ce mĂ©tier-lĂ  n’allait plus, et que l’opĂ©ration de la colonisation, ça allait s’arrĂȘter. J’étais dĂ©jĂ  un moitiĂ©-militant, mal informĂ©, d’une Ă©volution qui entraĂźnerait l’indĂ©pendance. 21Il faut bien sĂ»r prendre en compte ici les effets de prĂ©sentation de soi et de mise en rĂ©cit avec les regards rĂ©trospectifs que cela implique. NĂ©anmoins, on saisit dans ce souvenir une forme d’exigence morale de fidĂ©litĂ© Ă  la famille, les sentiments ambivalents qu’a pu impliquer la chefferie et la maniĂšre dont d’autres dispositions, en particulier scolastiques Lahire 1998 entrent en concurrence avec celle-ci. De maniĂšre assez semblable, A. B. Wane, qui avait quittĂ© l’école des fils de chefs, raconte ses nombreuses oppositions avec son pĂšre, et l’incomprĂ©hension de celui-ci face Ă  une culture scolaire acquise au Soudan. L’exemple emblĂ©matique de ces incomprĂ©hensions provient de sa pratique de la guitare avec un goĂ»t prononcĂ© pour Tino Rossi et Dario Moreno qui, dans l’esprit de son pĂšre, Ă©tait associĂ©e aux griots, et donc Ă  un groupe socialement infĂ©rieur, vivant dans un lien de subordination avec les chefs de canton. Par cette pratique, Wane ne tient pas le rĂŽle qui serait conforme aux attentes de son pĂšre et Ă  sa position. 22D’autres enquĂȘtĂ©s, au contraire, ont acceptĂ© avec bonheur le rĂŽle de chefs, au point de se prĂ©senter aux Ă©lections alors rĂ©cemment rĂ©formĂ©es. Comme le fait remarquer A. Keese 2010, l’aprĂšs-guerre correspond Ă  une pĂ©riode de multiplication des candidatures Ă  l’exercice de la chefferie, de la part de fonctionnaires ou d’anciens combattants, par exemple. De plus, le nouveau dispositif Ă©lectoral rend la compĂ©tition encore plus incertaine. À ce sujet, il ne faudrait nĂ©anmoins pas faire de la rĂ©forme de 1957 une rupture totale dans le parcours des fils de chefs interrogĂ©s. Lors des entretiens, plusieurs ne savaient pas ou sans doute plutĂŽt ne se souvenaient pas qu’il y avait eu des Ă©lections pour les chefferies cantonales, ce qui pousse tout de mĂȘme Ă  relativiser le poids de cette rĂ©forme dans les mĂ©moires. 23Cette rĂ©forme de 1957 a pu ĂȘtre vĂ©cue comme un facteur de dĂ©classement par certains fils de chefs, rĂ©duisant leurs chances effectives d’hĂ©riter. B. N BĂą, dont la famille est implantĂ©e Ă  Nioro-du-Rip, avait dĂ©jĂ  deux grands frĂšres chefs de canton et vivait Ă  Saint-Louis lorsqu’en 1957 il a dĂ©clarĂ© sa candidature Ă  la chefferie du canton de Koungheul, oĂč son oncle venait de mourir et oĂč le fils de celui-ci Ă©tait candidat Ă  sa succession. Aussi, sa mĂ©moire de la rĂ©forme de 1957 est en partie basĂ©e sur cette candidature, et surtout sur la dĂ©faite qui s’en est suivie. Selon lui, la nomination relevait de la procĂ©dure normale, et s’il y a eu une Ă©lection dans ce canton, c’était pour lui causer du tort Comme certains ne voulaient pas que je sois lĂ -bas, ils sont passĂ©s par la politique pour qu’on fasse des Ă©lections » selon la logique qu’il prĂ©sente Quand on est contre la position du gouverneur et qu’on veut nommer quelqu’un, on fait des Ă©lections ». Étant fonctionnaire au cabinet du gouverneur Ă  la capitale, il ne bĂ©nĂ©ficiait pas des appuis locaux que son cousin ou d’autres pouvaient avoir alors qu’on sait l’importance des alliĂ©s locaux pour les hĂ©ritiers qui font figure de parachutĂ©s » [Allal 2009]. De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, il affirme que ces Ă©lections Ă©taient entachĂ©es de fraude On l’appelait Ă©lection, mais c’était l’administration, c’est une façon de traiter un problĂšme administratif. » Au-delĂ  des rivalitĂ©s familiales, il garde une grande amertume de cet Ă©pisode, et pense qu’il a Ă©tĂ© victime d’un traitement exceptionnel. 24Loin de cette dĂ©ception, certains fils de chefs ont au contraire su tirer parti de la rĂ©forme. De son cĂŽtĂ©, Babacar Fall a Ă©tĂ©, en son temps, le plus jeune chef de canton du SĂ©nĂ©gal il avait seulement 18 ans lors de son Ă©lection. Encore aujourd’hui, il conserve le bulletin de vote du jour de son Ă©lection et la lettre lui apprenant sa nomination, dans une serviette qu’il garde dans son salon. Cette Ă©lection est d’abord marquante parce que, de maniĂšre plus intime, elle renvoie directement Ă  la mort de son pĂšre, MaĂŻssa Malick Fall, en 1957. Le rĂ©cit qu’il fait de cette mort le place immĂ©diatement dans une logique de filiation, et de transmission des compĂ©tences de gestion de la chefferie. D’aprĂšs lui, ce jour-lĂ , son pĂšre Ă©tait rentrĂ© d’un voyage avec le commandant de cercle et lui avait demandĂ© de s’occuper de la situation financiĂšre des impĂŽts, dans le but de prĂ©parer l’argent Ă  dĂ©poser au TrĂ©sor. C’est dans la nuit que son pĂšre aurait brutalement perdu la vie. Fall raconte comment, dĂšs cet instant, il a pris le relais de cette tĂąche inachevĂ©e, pour l’accomplir haut la main et affirmer sa compĂ©tence en obtenant l’admiration du commandant de cercle. Selon ses mots Le jour oĂč mon pĂšre est mort, c’est ce jour-lĂ  que j’ai senti que j’avais une grande popularitĂ©. » 23 Ce renseignement fait partie intĂ©grante des bulletins qui doivent ĂȘtre remplis chaque annĂ©e, et es ... 24 ANS 25Son rĂ©cit Ă©lude nĂ©anmoins le fait, qu’initialement, cette transmission directe du pĂšre au fils n’était pas Ă©vidente. En tĂ©moigne le bulletin de notes de son pĂšre l’annĂ©e d’avant sa mort. Il indique lui-mĂȘme Ă  la section renseignements sur le successeur Ă©ventuel »23 Mes fils Fall Mamadou, Fall Elymanel, Fall Babacar et El Oualid Fall luttent [pour] ma succession. Le meilleur parmi eux serait prĂ©fĂ©rĂ©. Je veux le meilleur parmi eux. Je les observe maintenant pour en dĂ©signer le meilleur sans si possible me tromper »24. Babacar Fall prĂ©sente, pour sa part, sa candidature sur le registre de l’évidence. Les archives de son Ă©lection permettent d’observer qu’il est trĂšs loin d’ĂȘtre le seul Fall en lice ils sont huit sur seize candidats. NĂ©anmoins, lorsqu’on l’interroge, il prĂ©sente une vision plutĂŽt apaisĂ©e de cette concurrence la candidature de certains cousins serait avant tout une stratĂ©gie pour garder la chefferie dans les mains de la famille si jamais son jeune Ăąge venait poser problĂšme. Il explique avoir menĂ© sa campagne en s’appuyant sur les rĂ©seaux qu’il s’était constituĂ©s en Ă©tant l’adjoint de son pĂšre en faisant profiter les administrĂ©s de sa voiture lors de ses dĂ©placements par exemple, ce qu’il prĂ©sente comme une trĂšs forte popularitĂ© », surtout auprĂšs des plus jeunes. Par ailleurs, la mort de son pĂšre marque une seconde rupture, par le biais de sa conversion au mouridisme. Celle-ci a reprĂ©sentĂ© une aide dans sa campagne, de maniĂšre assez classique au SĂ©nĂ©gal. Bien que, selon lui, son marabout lui soit apparu en rĂȘve auparavant, il a attendu la disparition de son pĂšre pour aller le rencontrer. 25 ANS 26 Les seccos sont des enclos servant principalement Ă  entreposer l’arachide. 27 ANS 26Pour comprendre le rapport de Fall Ă  son Ă©lection, il faut cependant la mettre en perspective avec celle de son pĂšre, dans le mĂȘme canton, en 195325. Par son pĂšre, Fall a dĂ©jĂ  une expĂ©rience de l’élection pour accĂ©der Ă  la chefferie. D’aprĂšs lui, son pĂšre avait eu en rĂ©alitĂ© une nomination assurĂ©e avant mĂȘme son Ă©lection, pour des enjeux politiques locaux, ce qui l’amuse plutĂŽt Ça peut gĂȘner qui ? Ça gĂȘne personne ! Parce que les intĂ©ressĂ©s sont intĂ©ressĂ©s
 » Toutefois, entre l’élection de son pĂšre et la sienne, la taille du collĂšge Ă©lectoral a Ă©tĂ© multipliĂ©e par neuf 382 votants contre 3 070. La consultation a lieu sur quatre jours fin octobre 1957. Au final, Babacar Fall rĂ©unit 36 % des voix, suivi de prĂšs par Amadou Salmone Fall 30 % et MeĂŻssa M’Bar Fall 13 %. Selon ses propres termes J’avais une majoritĂ© Ă©crasante, Ă©crasante, Ă©crasante, Ă©crasante » il rĂ©cite d’ailleurs ses rĂ©sultats, bureau de vote par bureau de vote. Avant mĂȘme le dĂ©pouillement, le commandant de cercle aurait envoyĂ© un garde pour lui demander de lui faire parvenir de la biĂšre et de la limonade — ce que Fall prĂ©sente comme une maniĂšre de lui signifier par avance qu’il va l’emporter. Le fonctionnaire chargĂ© de superviser le scrutin se garde bien de mentionner cet Ă©pisode dans son rapport. En revanche, il note bien l’avantage qu’a reprĂ©sentĂ© sa filiation pour Babacar Fall, notamment d’un point de vue territorial Mr. Fall Babacar a particuliĂšrement dĂ» son succĂšs aux suffrages recueillis au centre de vote de N’Diny, qui groupait les Ă©lecteurs des seccos26 de N’Dindy, Dikbe et Diongo, qui Ă©tait la rĂ©sidence de son pĂšre, chef de canton dĂ©funt, et qui est devenue la sienne »27. Il poursuit Les rĂ©sultats de cette Ă©lection semblent Ă©carter toute interprĂ©tation visant Ă  donner Ă  cette consultation un caractĂšre politique, et confirmer peut-ĂȘtre sa nature traditionnelle, cantonale, et quelque peu sentimentale. » 27Fall garde, quant Ă  lui, le souvenir d’un moment plus politisĂ©, mais laisse voir combien il a d’abord investi l’échelon local Presque tous les candidats Ă©taient politiciens, bien entendu c’était Ă  des degrĂ©s diffĂ©rents, moi je faisais ma politique dans le canton. » Pour comprendre cette politisation des affaires cantonales, il faut bien voir que ce ne sont pas seulement des influences rĂ©centes qui viendraient de Dakar ou de Saint-Louis, mais que ces influences s’inscrivent dans un espace et des rĂ©seaux locaux sur le temps long. InterrogĂ©, Fall Ă©voque ainsi ses relations Ă©troites avec Pierre Senghor, frĂšre de LĂ©opold, qui Ă©tait nĂ©gociant Ă  Bambey Ă  quelques kilomĂštres de lĂ . Par ailleurs, son pĂšre MaĂŻssa Fall avait d’abord Ă©tĂ© chef de canton dans l’Aga-DohĂ©, et connaissait donc bien Joal et la famille Senghor. Ainsi, les enjeux politiques des Ă©lections du pĂšre et du fils se superposent. 28En plus d’ouvrir de nouvelles possibilitĂ©s, la rĂ©forme de 1957 est aussi investie en relation Ă  des histoires familiales prĂ©existantes. Au printemps 1958, c’est Abdel Kader Agne qui est Ă©lu dans le NguĂ©nar Nord. Ici aussi, le rĂ©cit qu’il fait de son Ă©lection permet de comprendre que la procĂ©dure Ă©lectorale mise en place ne reprĂ©sentait pas forcĂ©ment Ă  ses yeux une menace pour l’hĂ©ritage familial. Au contraire, pour lui, c’était la possibilitĂ© du rĂ©tablissement d’une lignĂ©e et d’accomplir ce qu’il appelle sa mission ». L’élection d’Abdel Kader Agne 28 In 1896-1897 Hammadi Yero, the chief of Ngenaar, was fired and replaced first by Elfekki Aamadu ... 29 ANS 29Abdel Kader Agne est le fils de Samba Elfeky, qui Ă©tait chef de canton dans le Ferlo voisin. Quand il naĂźt, cela fait longtemps que la famille Agne a Ă©tĂ© Ă©vincĂ©e de la chefferie du NguĂ©nar qu’elle n’a plus occupĂ©e depuis 189728. En 1902, Hammadi Alfaa y a Ă©tĂ© Ă©lu chef. C’est un ancien matelot, qui a combattu auprĂšs des Français lors de la conquĂȘte du Fouta. L’historien M. M. Kane 1987 Ă©voque sa rivalitĂ© avec la famille Agne du Gaawol. Il explique d’ailleurs la nomination de Samba Elfeky comme chef du Ferlo quelques annĂ©es plus tard par une volontĂ© coloniale d’apaiser cette rivalitĂ©. Celle-ci est pourtant toujours forte lorsque Samba Elfeky dĂ©cĂšde en 1927. Amadou Yaya Diatara » Agne Elfeky annonce la nouvelle aux autoritĂ©s et en profite pour demander Ă  garder le canton dans la famille29. En 1928 pourtant, le canton du Ferlo est supprimĂ©. Amadou Yaya Diatara » Agne Elfeky, proteste par courrier AprĂšs nous avoir pris petit Ă  petit tout le N’GuĂ©nar qui comprend les cantons actuels du N’GuĂ©nar et du Damga rĂ©unis, le Gouvernement du SĂ©nĂ©gal vient, par son arrĂȘtĂ© du 8 aoĂ»t 1928, de nous prendre encore la derniĂšre parcelle de terrain que nous commandions en la personne de Agne-Samba-Elfeky et qui constituait notre seul honneur c’est douloureux, Monsieur le Gouverneur. 30 ANS 17. 30Une note du bureau politique de 1929 va dans le sens contraire, affirme que la famille est trĂšs fortement rejetĂ©e dans la rĂ©gion et coupe court Ă  ces projets. MalgrĂ© cette Ă©viction, plusieurs membres de la famille Agne tentent de faire reformer le Ferlo Ă  leur profit, ou d’ĂȘtre nommĂ©s chefs de cantons ailleurs au SĂ©nĂ©gal. En 1936 cependant, c’est le fils d’Hammadi Alfaa qui est Ă©lu Ă  la tĂȘte du canton du NguĂ©nar, lors d’un scrutin contestĂ©30oĂč il bat notamment Agne Demba Elfeky. 31On le voit bien, le statut d’hĂ©ritier est bien plus ambivalent et prĂ©caire que ce que la catĂ©gorie fils de chef » peut spontanĂ©ment Ă©voquer. Le rĂ©cit que fait Agne de sa propre Ă©lection est basĂ© sur cet antagonisme se faire Ă©lire c’est rĂ©tablir les choses », retourner les choses dans leur milieu » et venger sa famille de ses rivaux. Il prĂ©sente ainsi sa dĂ©cision de se porter candidat 31 Elfeki ou elfekki est un titre de chef de territoire jom leydi que l’on retrouve dans la vallĂ© ... 32 Il a rĂ©pĂ©tĂ© cette anecdote au cours des deux entretiens que nous avons menĂ©s. Lors du second entre ... Un jour, j’avais ça d’abord, parce que les griots toujours parlaient de ça, la chefferie et tout ça, et puis la famille qui avait remplacĂ© notre famille n’était pas originaire de la chefferie. C’est un sergent, de l’armĂ©e, que les Français ont imposĂ©, avaient nommĂ©, parce que mon pĂšre est mort, mon grand-pĂšre n’était plus elfeki31, on l’a nommĂ©, et ils ont rĂ©gnĂ© dans le lieu oĂč nous avions nos habitudes de rĂ©gner. Et un jour, quelqu’un d’eux, un secrĂ©taire de mairie, est venu Ă  la poste de la mairie de Matam, on lui a demandĂ© Mais qu’est-ce que vous allez faire, avec l’ancienne famille que vous avez remplacĂ©e lĂ , pour les Ă©lections prochaines ? » Il a dit MĂȘme avec n’importe qui de nous32, nous allons les battre. » C’est rentrĂ© dans mon oreille. J’ai dit Ah bon. Alors non seulement je vais faire les Ă©lections pour faire revenir la chefferie dans la famille, mais je vais faire mentir ce garçon. » 32Ainsi, Ă  rebours des prĂ©visions de l’époque qui soulignaient la menace que reprĂ©senterait la forme Ă©lectorale pour les fils de chefs dans la rĂ©gion du fleuve SĂ©nĂ©gal prĂ©sentĂ©s comme prĂ©tentieux et inconsĂ©quents, Abdel Kader Agne se saisit de l’élection. 33 Archives RĂ©gionales de Dakar, 33Tout comme pour Fall, il n’est pas le seul candidat issu de sa famille33. En entretien, il se souvient surtout du problĂšme de sa rivalitĂ© avec son oncle, qui Ă©tait aussi son beau-pĂšre, et qui aurait acceptĂ© dans un premier temps sa candidature 34 Dans les faits, son pĂšre Ă©tait mort depuis trente ans Ă  l’époque. Des gens sont venus lui dire Mais toi, le gosse t’a roulĂ© ! Parce qu’il t’a racontĂ© des histoires. Ceux qui vont voter ce ne sont pas les indigĂšnes, c’est pas un vote universel, c’est les notables. Or c’est toi le dernier fils des elfeki. Lui, son pĂšre est lĂ -bas au Ferlo34. Bien qu’il soit ton beau-fils, il ne pourra pas passer. » Il m’a appelĂ©. Il m’a dit Ah bon toi, tu voulais me rouler toi ?! » J’ai dit Comment ça ? », Si, parce que les gens m’ont dit que ce sont les notables qui vont voter, et toi tu n’es pas notable ! Et puis toi, tu n’es que son petit-fils ! Je serai candidat. ». J’ai dit Ah, moi mon pĂšre, je regrette, mais moi aussi je serai candidat. Parce que j’ai Ă©tĂ© loyal avec toi, tu m’as donnĂ© ta parole, et je sais que si tu es candidat, tu vas louper. Les gens ne voteront pas pour toi. » Et effectivement, quand nous avons fait les Ă©lections, je l’ai battu aux Ă©lections. Il m’a pris, il m’a embrassĂ©, il m’a dit Mais tu avais raison ». 34On le voit ici, le statut d’hĂ©ritier ne va pas de soi, mais se dispute aussi au sein de la famille, dans un contexte oĂč l’application de la rĂ©forme de 1957 ouvre des possibilitĂ©s Ă  des individus occupant des positions diverses au sein de la parentĂ©, alors mĂȘme que les rĂšgles informelles visant Ă  rĂ©guler les candidatures sont peu instituĂ©es. Agne s’impose par sa victoire Ă©lectorale face Ă  des rivaux qui se lĂ©gitiment par leur aĂźnesse. Au-delĂ  de ce rĂ©cit en forme de rĂ©solution heureuse, il faut, pour partie, expliquer cette victoire par ses ressources militantes il Ă©tait affiliĂ© au bds et des ressources financiĂšres, fournies par d’autres membres de sa famille il affirme mĂȘme que l’un d’eux avait vendu sa maison pour financer sa campagne. 35De fait, mĂȘme si dans d’autres cas des scrutins ont pu tourner au dĂ©savantage de certains hĂ©ritiers » de la chefferie dĂ©mis par des candidats rivaux, l’élection est moins une atteinte aux hĂ©ritages familiaux qu’une occasion de redĂ©finir sa lĂ©gitimitĂ© et son rĂŽle de chef. Les ruptures dans les modes de dĂ©signation des chefs de canton propres aux annĂ©es 1950 ont notamment reprĂ©sentĂ© une conjoncture qui a permis Ă  certains fils de chefs de transfĂ©rer leur lĂ©gitimitĂ© dans de nouveaux espaces, et qui a offert de nouvelles formes de lĂ©gitimitĂ© Ă  des fils dont le bon droit par l’ascendance familiale Ă©tait disputĂ©. L’élection leur a aussi permis de s’afficher comme une gĂ©nĂ©ration moderne, distincte de celle de leurs pĂšres, qu’en entretien ils appellent parfois les roitelets » donnant ici un exemple intĂ©ressant de rĂ©emploi de catĂ©gories coloniales. On retrouve ainsi les observations formulĂ©es par R. Lefebvre 1997, selon lequel l’entrĂ©e d’un nouvel acteur dans une institution est toujours l’occasion d’une phase critique » pour celle-ci. Pour ces jeunes fils de chefs, la participation aux Ă©lections confĂšre une nouvelle valeur au titre de chef et transforme en partie sa signification. Ainsi, derriĂšre les projets de dĂ©mocratisation », la rĂ©forme des procĂ©dures de dĂ©signation des chefs a eu des effets paradoxaux en matiĂšre de renouvellement des Ă©lites. Vivre la fin de la chefferie cantonale et rester fils de chef malgrĂ© tout ? 36Qu’ils aient Ă©tĂ© Ă©lus ou nommĂ©s, les enquĂȘtĂ©s ont tous en commun de n’avoir finalement exercĂ© la fonction de chef que sur un trĂšs court laps de temps. La reproduction, telle qu’ils l’avaient peut-ĂȘtre imaginĂ©e, a finalement Ă©tĂ© interrompue. Au-delĂ , cette rĂ©forme reprĂ©sente une rupture dans leurs histoires familiales, que plusieurs enquĂȘtĂ©s prĂ©sentent comme difficile pour leurs pĂšres avant tout. Ainsi, A. B. Wane raconte Moi, j’essaye de m’adapter
 de m’adapter
 Ă  la situation actuelle, je me considĂšre comme citoyen comme tout le monde et puis c’est terminĂ©. [
] Donc, pour moi, mon pĂšre, c’était dĂ©jĂ  un peu le passĂ©. Il disait d’ailleurs Il ne nous reste plus qu’à regarder et Ă  mourir. » 37De maniĂšre encore plus frappante, A. M. Ndiaye Ă©tablit un lien direct entre la fin de la chefferie et la mort de son pĂšre Sidy Ndiaye 35 Magatte LĂŽ. 36 Fondateur de la confrĂ©rie mouride au SĂ©nĂ©gal. Mon pĂšre est mort le 30 novembre 1959 et le dĂ©putĂ© du coin35 m’a dit que c’est le mĂȘme jour oĂč le gouvernement a dĂ©posĂ© le projet de loi supprimant la chefferie coutumiĂšre [
]. D’ailleurs une anecdote au niveau de ça, [
] Ă  l’époque, mon pĂšre tenait de Cheikh Amadou Bamba36 qu’il ne serait jamais dĂ©trĂŽnĂ©, qu’il serait chef de canton jusqu’à sa mort. Alors, chose Ă©trange, c’est le jour de sa mort, le 30 novembre 1959 que ce projet de loi a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©. 38Ces deux exemples, qui mettent en parallĂšle la mort biologique, la mort symbolique et la fin d’une institution, permettent de saisir la force du rĂŽle de chef, de son incorporation et de son poids dans les existences individuelles Lagroye 1997 ; Lefebvre 2010. 39Pour autant, il n’est pas certain que la chefferie cantonale meure totalement avec leurs pĂšres. La loi du 13 janvier 1960 crĂ©e les chefs d’arrondissement, dans le but de produire des fonctionnaires au service du dĂ©veloppement. Cette voie de sortie est proposĂ©e aux jeunes chefs de cantons, et c’est celle qu’ont prise Agne et Babacar Fall. Agne parle de ce changement avec amertume et rapporte des paroles tenues Ă  ses administrĂ©s J’étais venu avec mon cheval et mon manteau, et aujourd'hui je suis venu avec une tenue kaki, une cravate et une casquette. » Cette remarque laisse entrevoir ce que peut produire le fait de se retrouver subitement dĂ©shabillĂ© » aprĂšs avoir portĂ© un vĂȘtement qui signalait sa position. Ce passage dans l’administration d’arrondissement leur a toutefois permis de rĂ©investir des dispositions au commandement et de continuer Ă  tenir leur rĂŽle. Il faut noter, en revanche, que ces nouveaux emplois n’étaient pas forcĂ©ment exercĂ©s dans leurs anciens cantons, en raison de stratĂ©gies de dĂ©racinement » mises en place par l’État sĂ©nĂ©galais. Ces emplois les ont toutefois menĂ©s Ă  exercer ensuite dans l’administration publique. Babacar Fall est ainsi devenu par la suite directeur de prison si sa nomination est liĂ©e Ă  un accident biographique, ses dispositions au commandement antĂ©rieures empĂȘchent d’y voir une bifurcation radicale. D’autres fils de chefs sont aussi devenus de hauts fonctionnaires, en passant par l’École nationale de la France d’Outre-Mer comme A. B. Wane ou en travaillant dans la diplomatie comme A. M. Ndiaye. À l’opposĂ©, C. N. Diouf, aprĂšs avoir Ă©tĂ© chef adjoint et bien que fortement politisĂ© du cĂŽtĂ© du bds, n’a pas briguĂ© de carriĂšre politique ou nationale. Il explique cet abandon par le constat de son manque d’instruction qu’il a soulignĂ© Ă  plusieurs reprises dans l’entretien en parlant de ses bagages intellectuels » dĂ©faillants qui l’auraient empĂȘchĂ© de continuer Je ne pouvais plus continuer Ă  faire de la politique, je ne pouvais plus, j’avais un de mes cousins qui s’y intĂ©ressait beaucoup [
] c’était un avocat, il a fait la France quand mĂȘme, j’étais pas comme lui. » Ce type de remarque montre bien comment la dimension scolaire ou non de la formation des chefs de cantons a pu influencer la suite de leurs trajectoires et combien la distribution des ressources est inĂ©gale Ă  l’intĂ©rieur mĂȘme des familles. De fait, le statut de fils de chef Ă  lui seul ne fonctionne pas comme un titre de noblesse, mais doit se conjuguer Ă  d’autres ressources. 40Cet enjeu de la pluralitĂ© des ressources se retrouve au centre de la question particuliĂšrement importante qu’est celle du rĂ©investissement des lĂ©gitimitĂ©s familiales dans le champ politique. DĂšs la fin des annĂ©es 1950, les deux Wane interrogĂ©s ont militĂ© au Parti africain de l’indĂ©pendance pai, fondĂ© par Majhemout Diop, ce qui semble ĂȘtre une nouvelle rupture avec leurs hĂ©ritages familiaux. En effet, le pai, fondĂ© en 1957 et clandestin Ă  partir de 1960, est un parti marxiste et indĂ©pendantiste, qui compte un certain nombre d’étudiants dans ses rangs. Ainsi, il s’agit pour eux de tentatives radicales de rĂ©inventer leurs vies, loin de leurs origines familiales. MalgrĂ© tout, mĂȘme lorsqu’ils dĂ©crivent leurs annĂ©es de militantisme, les Ă©vocations de la chefferie restent prĂ©sentes. Ainsi, B. Wane explique Je voulais rentrer en composition avec l’évolution de toute ma sociĂ©té  », mais raconte s’ĂȘtre confrontĂ© Ă  ses camarades Pour eux j’étais un fĂ©odal. » Lorsqu’il Ă©voque le dĂ©tail de ses pratiques militantes, on perçoit clairement les dispositions et reprĂ©sentations antĂ©rieures qu’il a pu y rĂ©investir. À propos des fils de chefs, il dit Nous sommes courageux. Il n’y a pas un de nous qui ne soit pas courageux », et cela se retrouve dans ses souvenirs de lutte Quand les gendarmes venaient nous trouver parce que nous faisions des bĂȘtises ou des choses qui Ă©taient interdites, ils prenaient la fuite, moi je ne prenais pas la fuite. » Au-delĂ  des regards sur soi-mĂȘme, on peut faire l’hypothĂšse qu’il existe des dispositions propres Ă  la chefferie qui ont pu ĂȘtre importĂ©es dans d’autres univers et, parfois, entrer en contradiction ou s’articuler Ă  de nouvelles dispositions issues de la socialisation secondaire. 41Au-delĂ  de ces annĂ©es de militantisme partisan, le cas de Salif Fall montre une reconversion rĂ©ussie de lĂ©gitimitĂ© familiale en lĂ©gitimitĂ© politique, puisqu’il a Ă©tĂ© Ă©lu dĂ©putĂ© Ă  M’bour, lĂ  oĂč son pĂšre Ă©tait auparavant chef de canton il est le seul enquĂȘtĂ© Ă  avoir exercĂ© des fonctions politiques. Il dĂ©crit son engagement politique du cĂŽtĂ© des senghoristes, inspirĂ© surtout par le fait que Senghor ait rĂ©guliĂšrement sollicitĂ© son pĂšre Senghor il lui disait Mais SocĂ© Fall, c’est pas sĂ©rieux, ta place c’est pas ici, pas Ă  NguĂ©kokh, tu es sorti premier de l’ Ici qu’est-ce que tu fous ? Rien. Tu manges, tu dors, tu bois, c’est tout. On a besoin de ton expĂ©rience, de tes connaissances. » Et moi j’étais lĂ . Ou j’étais Ă  l’école. On me racontait ça. Parce que mon pĂšre Ă©tait socialiste, il n’était pas avec LĂ©opold, il Ă©tait avec Lamine GuĂšye. Mais alors il avait des promotionnaires. Je vais en citer quelques-uns, tu les connaĂźtras, ou bien tu en entendras parler. Joseph Gomis, l’ancien maire de Dakar. [
]. Joseph Mbaye [
]. En tout cas il y avait quatre, cinq, qui Ă©taient des instituteurs de classe exceptionnelle, de la trempe de mon papa. Ils ont fait GorĂ©e. Alors, Senghor est venu ici, pour mener une campagne Ă©lectorale. Vous savez qu’est-ce qu’il a dit Ă  mon papa ? Mais SocĂ© Fall, ta place c’est pas ici, tu es sorti major de l’AOF, Ă  GorĂ©e. Ta place n’est pas ici. Mais tu n’aimes que la chefferie, tu portes des gris-gris jusque-lĂ , partout lĂ , pour quelqu’un qui ne te connaĂźt pas, il te prend pour un grand broussard, or tu n’es pas broussard. Il faut abandonner ces choses-lĂ . » 37 ANS 38 Salif Fall souligne Ă©galement que sa rĂ©ussite est aussi due Ă  sa capacitĂ© de mobiliser d’autres fo ... 42La version donnĂ©e par A. Keese 2010 11-28 de cet Ă©pisode est plus nuancĂ©e Si SocĂ© Fall a effectivement Ă©tĂ© du cĂŽtĂ© de la sfio, la victoire du bds en 1951 le fragilise, et des habitants identifiĂ©s comme sĂ©rĂšres se mobilisent contre lui, avec des appuis politiques locaux. La mĂȘme annĂ©e, Jacques d’Erneville et Senghor formulent une requĂȘte au secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du gouverneur pour demander Ă  ce que SocĂ© Fall soit dĂ©placĂ© vers le canton du Thor Diander37. Aussi, on peut davantage envisager l’adhĂ©sion de Salif Fall au camp de Senghor comme une forme de compromis vis-Ă -vis des anciens opposants locaux de sa famille38. MĂȘme s’il est sans doute largement reconstruit, ce souvenir permet en revanche de saisir la maniĂšre dont Salif Fall a pu percevoir la dĂ©valuation de la chefferie et, au contraire, l’accroissement de l’importance de la politique partisane et du systĂšme scolaire. 43Au-delĂ , son tĂ©moignage est intĂ©ressant pour la continuitĂ© directe qu’il Ă©voque entre la chefferie et les activitĂ©s politiques La suppression ne nous gĂȘnait pas tellement. [
] On aura toujours notre part. On est devenu des gens dĂ©mocrates comme eux. » Sa derniĂšre phrase, en particulier, est emblĂ©matique des paradoxes qui traversent les vies de chacun des enquĂȘtĂ©s. D’un cĂŽtĂ©, elle tĂ©moigne de la domestication des institutions du SĂ©nĂ©gal indĂ©pendant de la part de ces anciennes Ă©lites. Cette domestication se comprend dans le prolongement de ce qu’ont Ă©tĂ© les activitĂ©s de ces fils prĂ©cocement formĂ©s au travail administratif et politique, et rompus au contact avec les agents et les pratiques de l’État colonial, tout comme dans les continuitĂ©s institutionnelles entre État colonial et postcolonial. De l’autre cĂŽtĂ©, l’usage de l’expression comme eux », involontaire, laisse entrevoir la force de la distinction vis-Ă -vis des anciens administrĂ©s et de l’incorporation d’un statut Ă  part, qui subsiste malgrĂ© tout. ❖ 44On a montrĂ© dans cet article que la chefferie coloniale, en tant qu’institution comme les autres, peut se saisir par l’étude des acteurs qui y tiennent un rĂŽle, et peut Ă  ce titre ĂȘtre apprĂ©hendĂ©e avec les outils classiques servant Ă  comprendre l’institution en pratiques » Lagroye 2002. Aujourd’hui, les chefs de cantons renvoient au SĂ©nĂ©gal Ă  un passĂ© lointain. Ces anciens chefs sont aujourd'hui dĂ©signĂ©s comme chefs coutumiers ». Ils ont eu autrefois une association qui n’est plus vĂ©ritablement en service, faute de membres. À quelques exceptions prĂšs, ils ne sont plus en contact les uns avec les autres et l’enquĂȘte a d’ailleurs Ă©tĂ©, parfois pour eux, l’occasion de prendre des nouvelles de leurs anciens promotionnaires ». 45Leurs regards sur cette pĂ©riode sont ambivalents Agne en particulier fustige les anciens fils de peuple » qu’il tient pour responsables de sa dĂ©chĂ©ance. AprĂšs l’indĂ©pendance, d’autres rĂ©formes sont venues amenuiser encore le pouvoir des anciens chefs, notamment la loi sur le domaine national de 1964 dans le secteur foncier Dahou 2004. MalgrĂ© tout, la majoritĂ© de ces anciens fils de chefs » a bĂ©nĂ©ficiĂ©, d’une maniĂšre ou d’une autre, d’une forme de lĂ©gitimitĂ© produite par le systĂšme colonial et d’une forme de capital, autour d’un nom, de savoir-faire, et d’une autochtonie. AprĂšs la fin de la chefferie, les lĂ©gitimitĂ©s qui en Ă©taient issues se sont reconfigurĂ©es dans d’autres espaces, dont la politique, mĂȘme si le titre de chef en lui-mĂȘme a Ă©tĂ© en partie dĂ©valuĂ©. Cela a nĂ©cessitĂ© de la part des enquĂȘtĂ©s du travail, des compĂ©tences et des ressources, qui peuvent se comprendre une fois de plus Ă  travers leurs socialisations au rĂŽle de chef. On a montrĂ© que ces socialisations sont plurielles et dĂ©pendent d’influences diverses le systĂšme scolaire, l’école des fils de chefs, la famille, les tuteurs, le travail au sein de l’administration coloniale, etc. Ce sont aussi, parfois, les contradictions entre celles-ci qui expliquent pour partie le rejet du rĂŽle de chef. A contrario, les investissements diffĂ©renciĂ©s dans l’école des fils de chefs, l’élection, le systĂšme scolaire
 s’expliquent par les histoires familiales, par le contexte de ces annĂ©es 1950, et par les ressources personnelles des enquĂȘtĂ©s leur place dans la famille ou la fratrie, etc.. L’indĂ©pendance, mĂȘme si elle reprĂ©sente un Ă©vĂ©nement brutal dans les histoires familiales et individuelles des enquĂȘtĂ©s, n’empĂȘche nĂ©anmoins pas diverses formes de transmission familiale. MalgrĂ© tout, elle a aussi produit des formes de dĂ©senchantement. Abdel Kader Agne le dit avec humour et un peu de tristesse Nous Ă©tions des sujets, nous sommes devenus des complĂ©ments d’objet direct, les derniers rois. »

PDF| On Jan 1, 2006, Jean-Lucien Sanchez published Jean Galmot au Maroni : un concessionnaire libre sur un territoire aliéné (1907-1913) |
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Si la bouffĂ©e dure plus de 10 secondes, la box Gen stoppe le Fire par rĂ©sistances fournies avec le Kit Gen 220W sont dĂ©diĂ©es Ă  l'inhalation directe. Pour plus d'informations, veuillez lire le mode d'emploi gĂ©nĂ©ral de la cigarette Ă©lectronique. Changer le mode de vape du kit Gen de Vaporesso Pour changer le mode de vape sur votre box Gen de Vaporesso, il faudra tout d'abord accĂ©der au menu de celle-ci. AprĂšs avoir appuyĂ© 3 fois sur le bouton Mode de la Gen, de gauche Ă  droite, vont apparaĂźtre le logo du mode, le nom du mode, et sous ce nom 6 points reprĂ©sentant les diffĂ©rentes entrĂ©es du menu. Les 6 points correspondent encore une fois de gauche Ă  droite Pulse Mode, Power Eco, Smart TC, DIY Mode, System Set, Exit Choice. Les 4 premiĂšres entrĂ©es vous permettront de personnaliser votre vape, l'avant-dernier permet d'accĂ©der aux paramĂštres gĂ©nĂ©raux de la box compteur de puff, luminositĂ©, sens de l'Ă©cran..., quant au dernier de sortir du menu de la box Gen 220W de Vaporesso. Pour confirmer votre choix, appuyez Ă  nouveau sur le bouton Mode. Fonctionnement des diffĂ©rents modes d'utilisation de la box Gen 220W Mode Pulse Premier mode, permettant le contrĂŽle du wattage de 5 Ă  220W. Ce mode pulsĂ© envoi du courant toutes les secondes afin de favoriser vapeur et saveur, sans perte de puissance au cours du puff. Mode Eco Permet de prolonger la durĂ©e de vos accus lorsque l'autonomie est basse Mode Smart TC Mode de contrĂŽle de tempĂ©rature intelligent. ReconnaĂźt le type de fil rĂ©sistif utilisĂ© et s'adapte Ni, Ti, Ss Mode DIY Regroupe les modes traditionnels VW H, S, N, VV, VT, CCW, Bypass et SP Super Player A noter lors de tout changement de clearomiseur ou d'atomiseur, la box Gen de Vaporesso vous demandera s'il s'agit d'une nouvelle configuration, ou non. En appuyant sur + vous confirmerez le fait qu'il s'agit d'un nouvel atomiseur, et la box rĂ©alisera un scan de la nouvelle rĂ©sistance. Et en appuyant sur - vous confirmerez qu'il n'y a pas de changement, et la Gen Vaporesso gardera le rĂ©glage prĂ©cĂ©dent. Cette Ă©tape est cruciale pour le contrĂŽle de tempĂ©rature, et doit s'effectuer uniquement avec une rĂ©sistance Ă  tempĂ©rature ambiante. Vous ne pouvez pas enlever le mode Eco lorsque vos accus sont dĂ©chargĂ©s. Si vous recherchez le mode Smart VW, le mode wattage variable correspond au mode DIY de la cigarette Ă©lectronique Gen Vaporesso. Fonctions Smart du kit Gen 220W de Vaporesso La box Gen 220W de Vaporesso est dotĂ©e du mode Smart, qui une fois activĂ© permettra Ă  celle-ci de Passer en mode SP Super Player Mode lorsque la valeur de la rĂ©sistance est trĂšs basse. Mode destinĂ© au reconstructible et aux vapoteurs aguerris Passer en mode Eco lorsque l'autonomie de la box Gen 220W est infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  40% Passer en mode Smart TC lorsqu’un fil nĂ©cessitant le contrĂŽle de tempĂ©rature est installĂ©, c'est le Vaporesso Gen S temperature control Charger les accus de la box Gen 220W de Vaporesso Pour charger les accus installĂ©s dans le mod Gen 220W, il faudra brancher le cĂąble USB sur le port MicroUSB de celui-ci. Une fois le cĂąble Ă©galement connectĂ© Ă  un adaptateur mural ou Ă  un port USB d'ordinateur, la box sera alors en une charge plus rapide et une meilleure longĂ©vitĂ© de vos accus, un chargeur externe pour accu dĂ©diĂ© est conseillĂ©. Mettre Ă  jour le chipset Axon de la box Gen de Vaporesso Le chipset Axon de la box Gen 220W peut ĂȘtre mise Ă  jour via le port MicroUSB, vous pourrez ainsi profiter de ses derniĂšres prouesses. Le logiciel de mise Ă  jour Vaporesso en anglais est disponible sur le site du fabricant et compatible avec les systĂšmes Windows. Remplir le cleromiseur Skrr-S 8ml du kit Gen / Gen S Le mode d'emploi de la cigarette Ă©lectronique Vaporesso Gen et Gen S prĂ©conise l'utilisation de eliquides avec au minimum 50% de VG pour une parfaite utilisation. DĂ©visser le top-cap de votre clearomiseur Skrr-S DĂ©tacher complĂštement cette partie et la mettre de cĂŽtĂ© Verser votre E liquide dans l'orifice de remplissage prĂ©vu Ă  cet effet Revisser le top-cap de votre clearomiseur Changer la rĂ©sistance de la Gen S Changer rĂ©sistance Gen Vaporesso DĂ©visser le clearomiseur de la batterie, et retourner le clearomiseur Ă  l'envers DĂ©visser la base du clearomiseur, puis la rĂ©sistance Vaporesso Visser la nouvelle rĂ©sistance pour votre Vaporesso Skrr DĂ©poser quelques gouttes d'eliquide sur la mĂšche Revisser la base du clearomiseur, puis revisser le clearomiseur sur la batterie Attention ! Lors de l'utilisation d'une rĂ©sistance neuve, quelque soit le modĂšle de votre clearomiseur, il faut d'abord l'amorcer, c'est Ă  dire s'assurer que la rĂ©sistance est imbibĂ©e de e-liquide et Ă©viter ainsi de "brĂ»ler" le coton sec. Le plus simple est d'attendre au moins 10 minutes aprĂšs le remplissage avant d'utiliser la cigarette Ă©lectronique. D'autres techniques d'amorçage sont plus rapides et plus sĂ»res. Nous vous invitons Ă  lire le mode d'emploi global de la e-cigarette. Messages d'erreur de la cigarette Ă©lectronique Gen et Gen S Vaporesso Le message d'erreur Overheat Vaporesso indique une chauffe de la box. Si vous utilisez votre kit Gen avec une tempĂ©rature extĂ©rieure Ă©levĂ©e, arrĂȘtez de vaper et vapotez dans un endroit tempĂ©rĂ©. Le message d'erreur Low resistance Vaporesso indique que la batterie ne communique pas avec votre clearomiseur. Plusieurs causes Ă  cela votre rĂ©sistance est peut ĂȘtre HS, la connexion avec le pin de la box et du clearomiseur ne se fait pas, veillez Ă  nettoyer les connectiques de la box et du clearomiseur. Pour en savoir plus sur le problĂšme de low resistance ou short atomizer, c'est pas ici ! PrĂ©cautions d'emploi du Kit Gen 220W de Vaporesso fournies par le constructeur Le constructeur Vaporesso fournit des prĂ©cautions d'emploi pour l'utilisation de son matĂ©riel dans sa notice d'utilisation du Kit Gen et clearomiseur Skrr-S. N'utilisez pas l'appareil par temps d'orage ou dans un environnement trop poussiĂ©reux. N'utilisez que des accus par paire identique, neufs, de marque rĂ©putĂ©e, sans dĂ©chirure apparente, chargĂ©s Ă©galement et avec un niveau de dĂ©charge Ă©levĂ©. Ne mettez pas l'appareil directement dans votre poche ou dans votre sac Ă  main, ne le mĂ©langez pas avec des piĂšces de monnaie, des bijoux ou d'autres objets durs. Le chargeur et le mod pouvant chauffer lors de la charge, laissez les Ă  l'Ă©cart des gaz, liquides ou autres matĂ©riaux inflammables. N'utilisez pas l'appareil dans des environnements avec des tempĂ©ratures extrĂȘmes. N'essayez pas de dĂ©monter la batterie. Ne jetez pas votre appareil, ne le faites pas tomber cela l’endommagerait. Veuillez Ă©teindre l'appareil lorsqu'il n'est pas utilisĂ©. Cet appareil ne convient pas pour les personnes ĂągĂ©es de moins de 18 ans, les femmes enceintes ou allaitant, les personnes atteintes de maladie ou dysfonctionnement cardiovasculaire, de problĂšmes respiratoires Ă  long terme bronchite, asthme, d'hypertension ou de diabĂšte, les personnes ayant la glande thyroĂŻde hyperactive ou souffrant d'un phĂ©ochromocytome et les personnes prenant les mĂ©dicaments ThĂ©ophylline, Ropinirole ou Clozapone. Pour connaĂźtre de possibles effets secondaires, contacter le fabricant.
LaMarine nationale dispose d'une version spécifique du Rafale, dénommée Rafale M (pour « Marine »), en raison de la particularité des opérations menées à partir d'un porte-avions. Deux prototypes de cette version, les Rafale M01 et M02, sont commandés le 6 décembre 1988.Le M01 effectue son premier vol le 12 décembre 1991 [45], [46] piloté par Yves Kerhervé,
Bonjour tintinfab Votre Amarys 220 ne vous autorise Ă  mettre en mĂ©moire que 10 numĂ©ros et pas les noms mis en place, pour faciliter les Ă©changes avec les personnes les plus familiĂšres, celles qu'on appelle et qui vous appellent souvent, sans avoir Ă  renumĂ©roter Ă  chaque La commoditĂ© s'arrĂȘte lĂ . Et votre Ă©cran, Ă©quipĂ© d'une seule ligne d'affichage 18 chiffres maxi n'autorise pas lors, la prĂ©sentation du nom est impossible. -Quant Ă  celle du numĂ©ro, si elle peut se faire, elle ne vous avancera guĂšre, puisque s'afficheraient tous les n° appelants, autant connus qu'inconnus de vous. Ce sera Ă  vous de reconnaĂźtre les numĂ©ros qui vous sont familiers, qu'ils soient ou pas rentrĂ©s par vos soins dans la liste des 10 "mĂ©moires" de votre dehors de votre propre mĂ©moire Ă  vous, Ă  condition de la mobiiser instantanĂ©ment, rien ne permettra de les distinguer s'ils vous appellent, de la marĂ©e des enquiquineurs qui se permettent de s'introduire sur nos lignes quotidiennement ... Ni de les trier je dĂ©croche ou pas? TrouvĂ© sur ce site rĂ©ponse de PhilippeC en date du 19/06/2008 merci Ă  lui qui contient un lien vers un fichier PDF Adobe readerCe lien devient rouge en passant la souris cliquant dessus on ouvre la notice d'emploi de l'Amarys 220 22 pages qu'on peut lire, tĂ©lĂ©charger, au besoin, y est Ă©crit page 9 qu'on peut entrer en mĂ©moire 10 mĂ©moires = numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone pas les noms.Et en bas de cette page 9, il est prĂ©cisĂ© que des Ă©tiquettes adhĂ©sives sont "mises Ă  votre disposition" pour y Ă©crire les noms de vos correspondants et les coller en vis Ă  vis des touches-mĂ©moires. De plus votre Ă©cran ne comporte qu'une seule ligne d'affichage pour 18 chiffres. Je crains bien qu'il faille renoncer Ă  la prĂ©sentation du nom ce n'est pas prĂ©vu sur cet appareil. Lire Ă©galement ce forum sur lequel on trouve des rĂ©ponses contradictoires. Voir rĂ©ponse de olili076
beMXb.
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